Kinshasa, 15 décembre 2025-Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a adressé une invitation officielle au journaliste Christian Lusakweno, responsable de la Radio Top Congo FM, à la suite de propos tenus lors de l’émission « Le Débat » diffusée le 12 décembre 2025.
Selon le document daté du 15 décembre 2025 et signé par le président du CSAC, l’organe de régulation des médias accuse Lusakweno d’avoir tenu des propos « teintés d’accusations sans preuves et d’imputations dommageables », en violation de la loi et des règles éthiques et déontologiques en vigueur en matière de communication.
Dans cette correspondance, le CSAC invite Christian Lusakweno à comparaître le jeudi 18 décembre 2025 à 11 heures précises, devant le Secrétariat d’instruction de l’institution, afin de présenter ses moyens de défense. L’audition est prévue au deuxième niveau de l’immeuble Likasi, situé sur le boulevard du 30 juin, à la place Le Royal, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.
Le régulateur des médias avertit par ailleurs que le refus de se présenter ou de coopérer à cette procédure pourrait exposer l’intéressé à des sanctions sévères prévues par la loi. Une copie de cette invitation a également été transmise, pour information, au président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ainsi qu’au secrétaire général de Journaliste en danger (JED), soulignant la portée professionnelle et institutionnelle de cette affaire.
Contexte
Dans un extrait de l’émission, Christian Lusakweno avait publiquement imputé la responsabilité de la chute d’Uvira au chef d’état-major des FARDC, au ministre de la Défense ainsi qu’au chef de l’État en tant que commandant suprême des FARDC.
Ces proposes formulés semblent être considérés par le CSAC comme des graves accusations à l’encontre des plus hautes autorités militaires et politiques du pays sans éléments probants dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible.
Cette convocation intervient dans un climat de forte tension autour de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, où la chute ou la menace sur certaines villes, dont Uvira, suscite de vifs débats dans l’opinion publique et les médias.
