Kinshasa, 1er janvier 2026- Plus de 1 500 civils ont été tués et environ 500 000 personnes déplacées dans l’Est de la République démocratique du Congo à la suite des opérations militaires attribuées aux forces rwandaises depuis le début du mois de décembre, notamment sur l’axe Kamanyola–Uvira.
C’est ce qu’a révélé le gouvernement congolais, dans un communiqué du ministère de la communication. D’après le document nous parvenu, ces attaques, qui auraient impliqué l’usage de bombes et de drones kamikazes, ont plongé plusieurs zones du Sud-Kivu dans une crise humanitaire et sécuritaire d’une ampleur alarmante.
Le Gouvernement congolais dénonce la poursuite de l’occupation illégale et l’extension territoriale des forces rwandaises, particulièrement dans la ville d’Uvira et ses environs, avec une progression signalée vers le sud du pays. Kinshasa qualifie ces actes d’agression manifeste contre la souveraineté nationale, en violation grave et répétée du droit international et des engagements régionaux et internationaux.
Selon les autorités, cette situation aggrave de manière dramatique un contexte sécuritaire déjà fragile et expose directement les populations civiles à des violences massives. Le communiqué fait également état de pressions exercées sur les habitants des zones occupées, contraints de participer à des marches organisées par les forces d’occupation, ainsi que de disparitions de journalistes et d’enlèvements de plusieurs acteurs de la société civile.
Parallèlement, le Gouvernement affirme avoir identifié l’arrivée de trois nouveaux bataillons rwandais dans les hauts plateaux d’Uvira, de Fizi et de Mwenga, opérant sous couvert du groupe Twirwaneho. Ces mouvements militaires traduiraient une manœuvre planifiée visant une descente vers Fizi, puis une avancée stratégique en direction de Kalemie, dans la province du Tanganyika.
Les autorités congolaises rejettent catégoriquement les déclarations rwandaises faisant état d’un prétendu retrait des troupes, estimant que ces propos sont démentis par les faits observés sur le terrain et relèvent d’un double discours inacceptable. Kinshasa rappelle que l’agression armée, l’occupation de portions du territoire national et les crimes documentés engagent pleinement la responsabilité internationale de leurs auteurs.
Dans ce contexte, la République démocratique du Congo exige le retrait immédiat, effectif, vérifiable et sans condition des troupes rwandaises d’Uvira et de l’ensemble des territoires occupés, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et à l’Accord de paix de Washington. Le Gouvernement appelle la communauté internationale à user de tous les leviers contraignants à sa disposition afin de mettre fin aux violences contre les populations civiles.
Enfin, Kinshasa réaffirme sa détermination à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et à poursuivre toutes les démarches diplomatiques, politiques et judiciaires nécessaires pour que les auteurs et commanditaires de ces actes répondent de leurs crimes, sans exception.
