Kinshasa, 5 mars 2026- Dans la province du Haut-Katanga, plusieurs agents de la fonction publique provinciale dénoncent une série de révocations et de suspensions qu’ils qualifient de discriminatoires et motivées par des considérations communautaires.
Selon des documents administratifs consultés, ces décisions ont été signées par le gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula.
Les mesures viseraient principalement des agents originaires de l’espace kasaïen, relevés de leurs fonctions au cours des dernières semaines dans différents services de l’administration provinciale.
Les agents concernés estiment que ces décisions traduisent une dynamique de marginalisation. D’après leurs témoignages, plusieurs postes devenus vacants à la suite de ces révocations auraient été attribués à des personnes issues de la même communauté que l’autorité provinciale intérimaire.
Cette situation alimente des tensions au sein de l’administration du Haut-Katanga et ravive le débat sur la question du tribalisme dans la gestion des institutions publiques en République démocratique du Congo.
Des observateurs rappellent que ce phénomène est régulièrement dénoncé comme un facteur de division et d’inefficacité dans l’appareil de l’État.
Face à ces accusations, plusieurs acteurs de la société civile et de la sphère politique appellent les autorités nationales à examiner la situation afin d’établir les faits et de prévenir toute détérioration du climat social dans la province.
Ils insistent également sur la nécessité de garantir le respect des principes d’égalité, de justice et d’unité nationale consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo.
