Kinshasa, 1er Avril 2026- Un nouvel incident préoccupant visant le personnel médical a été signalé ce 1er avril à Kavumu, dans le territoire de Kabare, non loin de Bukavu. Le Dr Ndjolo Pembo Nick, médecin en fonction au Centre Hospitalier de Kavumu, a été enlevé aux environs de 15 heures, selon plusieurs sources concordantes issues de ses confrères.
Enregistré sous le numéro CNOM 38116, ce praticien aurait été ciblé peu après avoir assuré la prise en charge de patients blessés, conformément à son devoir de soigner sans distinction. Des sources médicales révèlent également qu’il faisait déjà l’objet de menaces et de tentatives d’intimidation, y compris à son domicile, ce qui laisse craindre un acte prémédité.
La situation sécuritaire dans cette partie du Sud-Kivu reste particulièrement volatile, avec la présence des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon plusieurs sources locales et internationales. Dans ce contexte, les professionnels de santé se retrouvent de plus en plus exposés, malgré leur statut neutre.
Cet enlèvement a provoqué une onde de choc au sein de la communauté sanitaire locale. Plusieurs voix s’élèvent pour rappeler que les soignants doivent être protégés en toutes circonstances, surtout dans les zones affectées par des conflits armés. Soigner des blessés, quel que soit leur camp, constitue une obligation éthique fondamentale qui ne devrait en aucun cas exposer les médecins à des représailles.
Face à cette situation, un appel urgent est lancé aux autorités locales, provinciales et nationales, ainsi qu’aux services de sécurité, afin que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour retrouver rapidement le médecin et garantir sa sécurité.
Les organisations humanitaires, notamment le Comité international de la Croix-Rouge et l’Organisation mondiale de la santé, sont également interpellées pour renforcer les mécanismes de protection du personnel de santé dans cette région en proie à l’insécurité.
Les acteurs locaux insistent enfin sur le respect strict du droit international humanitaire, qui garantit la neutralité et l’inviolabilité des structures sanitaires. « Soigner n’est pas un crime. Protéger les soignants est une obligation », martèlent-ils, appelant à une mobilisation urgente pour mettre fin à ces dérives.
