Kinshasa, 16 avril 2026- Face aux préoccupations croissantes liées aux arrestations de jeunes portant de longs cheveux, notamment des dreadlocks, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a tenu à rappeler les principes fondamentaux garantis par la Constitution congolaise.
C’était à l’occasion du compte rendu du Conseil des ministres lu mercredi à la télévision nationale par le ministre de la Communication et médias.
Ces derniers jours, plusieurs jeunes, en particulier à Kinshasa, ont dénoncé des interpellations ciblant ceux arborant des coiffures jugées non conformes, notamment les dreadlocks. Une situation qui a suscité une vive indignation dans l’opinion publique.
Les Kinois s’étaient déjà largement exprimés sur cette question lors de la manifestation d’accueil des Léopards, après leur qualification, transformant cet événement festif en tribune d’expression contre ce qu’ils considèrent comme des abus.
Réagissant à cette polémique, le Chef de l’État a insisté sur le fait que la Constitution garantit à chaque citoyen un ensemble de droits et libertés fondamentaux, incluant la dignité humaine, la liberté individuelle et l’épanouissement personnel. « Ces droits […] constituent un des piliers de notre État de droit », a rappelé Patrick Muyaya, lisant le compte rendu officiel.
Dans la foulée, le Président a instruit plusieurs membres du Gouvernement, notamment le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, la ministre d’État à l’Éducation nationale et la ministre de la Jeunesse, de proposer des mesures appropriées d’encadrement et de sensibilisation.
Cette mise au point présidentielle intervient dans un climat de tension autour des libertés individuelles, où une partie de la jeunesse congolaise réclame davantage de respect de ses droits, notamment en matière d’apparence et d’expression personnelle.
