Kinshasa, 21 avril 2026- La lutte contre l’exploitation anarchique des ressources minières en République démocratique du Congo vient de connaître un nouveau tournant. En déplacement dans la province de l’Ituri, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a ordonné une série de mesures fermes visant à mettre fin aux activités illégales d’extraction d’or dans la chefferie de Djalasiga, territoire de Mahagi.
Cette opération s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, axée sur la bonne gouvernance et la valorisation des ressources naturelles au profit des populations congolaises.

Depuis le 20 avril 2026, le ministre a entamé une mission d’itinérance dans plusieurs provinces minières, notamment le Bas-Uélé, l’Ituri et le Maniema.
L’objectif est de dresser un état des lieux du secteur minier, longtemps fragilisé par la fraude, l’exploitation clandestine et une redistribution jugée insuffisante des richesses.
À son arrivée à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, il a tenu une séance de travail avec le gouverneur militaire, le lieutenant-général Johnny Luboya Nkashama, en présence d’une importante délégation composée notamment de députés nationaux et de responsables du secteur minier.
Mais c’est dans les territoires d’Aru et de Mahagi que la mission a pris une dimension décisive. Sur plusieurs sites aurifères de Djalasiga, le constat est sans appel : des exploitations illégales menées par des opérateurs étrangers, sans titres miniers, utilisant des engins lourds en violation flagrante de la législation congolaise.
Face à cette situation, le ministre a ordonné la saisie immédiate des équipements utilisés, la fermeture des sites concernés et l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs de ces activités illicites.
Au-delà des sanctions, Louis Watum Kabamba a insisté sur la nécessité de refonder la gouvernance du secteur minier.

Il a notamment évoqué l’encadrement de l’exploitation artisanale, la relance de la SOKIMO, le respect strict des normes environnementales ainsi que l’amélioration des retombées économiques pour les communautés locales.
Devant les autorités locales et la société civile, le ministre a appelé à la transparence, à l’intégrité et au patriotisme économique, soulignant que le développement durable du secteur minier passe par une gestion responsable et équitable des ressources.
Cette opération marque ainsi une volonté claire du gouvernement de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique et de lutter efficacement contre le pillage des richesses nationales. En Ituri, le message est sans équivoque : l’impunité dans l’exploitation minière appartient désormais au passé.
