Goma, 28 avril 2026- Baraka Maniraguha, connu également sous le nom de Gloire Baraka, étudiant en troisième année de licence (L3) au département d’anesthésie et réanimation de l’Institut supérieur des techniques médicales de Goma (ISTM), est décédé des suites de ses blessures après un accident survenu dimanche dernier à l’entrée CBCA Ndosho, dans la ville de Goma.
D’après des témoignages concordants recueillis sur place, le jeune étudiant a été violemment percuté par un véhicule appartenant à un convoi des éléments du Mouvement du 23 mars (M23), appuyés par leurs alliés rwandais. Après l’impact, la victime aurait été abandonnée sur les lieux sans assistance immédiate.
Grièvement blessé, Baraka avait été admis en soins intensifs dans une structure médicale de la place. Malgré les efforts du personnel soignant, il a succombé à ses blessures le lundi suivant, selon des sources proches de son établissement académique.
Ce drame survient dans un contexte déjà tendu, marqué par la multiplication des incidents impliquant des convois armés dans la ville. Il y a quelques jours à peine, un autre accident similaire avait coûté la vie à un enfant de moins de dix ans, identifié sous le nom de Jérémie, percuté sur place par un convoi des mêmes rebelles.
Ces événements tragiques ravivent les préoccupations sur la sécurité des civils à Goma, où la cohabitation avec des groupes armés expose quotidiennement la population à des risques majeurs.
Plusieurs voix s’élèvent désormais pour exiger des mesures urgentes afin de réguler la circulation des convois militaires et garantir la protection des habitants.
Alors que la douleur et l’indignation gagnent du terrain, la répétition de tels drames pose avec acuité la question de la responsabilité et du respect du droit à la vie des populations civiles dans les zones affectées par les conflits armés.
