Kinshasa, 1er mai 2026- Après les sanctions contre Joseph Kabila, Jean-Claude Katende a réagi aux arguments avancés par les États-Unis dans le cadre des sanctions visant l’ancien président en mettant en garde contre toute tentative de modification constitutionnelle visant à prolonger le pouvoir en RDC.
Ce débat intervient alors que les sanctions américaines rappellent la période de transition institutionnelle entre 2016 et 2019, marquée par le maintien prolongé de Joseph Kabila au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel.
Dans leur argumentaire, les autorités américaines ont en effet souligné que Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo de 2001 à 2019, avait retardé l’organisation des élections après la fin théorique de son mandat en 2016, prolongeant ainsi son maintien au pouvoir de plus de deux ans. Une situation que certains observateurs assimilent à une violation du cadre constitutionnel.
Dans ce contexte, le président de l’ASADHO, Jean-Claude Katende, estime que cet épisode devrait servir de leçon aux dirigeants actuels. Selon lui, les tentatives visant à adapter ou modifier la Constitution pour permettre une prolongation du pouvoir risquent de reproduire les mêmes dérives institutionnelles et politiques.
L’activiste des droits de l’homme, qui a récemment lancé la campagne « Troisième mandat périmé », insiste sur la nécessité de respecter strictement les limites constitutionnelles des mandats présidentiels.
Il appelle à éviter toute démarche susceptible d’ouvrir la voie à une nouvelle crise politique, rappelant que de telles pratiques ne contribuent ni à la stabilité du pays ni au bien-être de la population.
Pour Katende, l’enjeu dépasse les individus et concerne la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo, dans un contexte où les questions de succession politique restent particulièrement sensibles.
