Kinshasa, 1er mai 2026- Le cabinet de l’ancien président Joseph Kabila a défendu son bilan politique et sécuritaire après les sanctions américaines qui le visent pour son rôle présumé dans la déstabilisation de l’est de la République démocratique du Congo.
Cette prise de parole intervient dans un climat tendu, marqué par les mesures prises par les États-Unis via l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), que Kinshasa et Washington justifient par des accusations liées au soutien à des groupes armés actifs dans la région.
Dans une réaction rendue publique, le cabinet de Joseph Kabila a tenu à remettre en avant ce qu’il présente comme les principaux acquis de son passage à la tête du pays. Selon lui, l’ancien chef de l’État a joué un rôle déterminant dans les grandes étapes de la consolidation nationale.
« Joseph Kabila a consacré son action à la réunification du territoire national, à la pacification progressive du pays, à la réconciliation des Congolais, à la reconstruction de l’État et à la stabilisation de la région des Grands Lacs », a affirmé son entourage, en réponse aux accusations relayées dans le cadre des sanctions américaines.
Ces sanctions, annoncées par les autorités américaines, visent plusieurs personnalités politiques congolaises pour leur implication présumée dans des dynamiques de soutien à des groupes armés, notamment ceux actifs dans l’est du pays, où les violences persistent depuis plusieurs années.
Dans son argumentaire, Washington estime que certaines figures politiques congolaises ont contribué, directement ou indirectement, à la prolongation des conflits armés dans cette région stratégique.
Une position qui contraste fortement avec la défense du camp Kabila, qui insiste sur la stabilisation institutionnelle et sécuritaire obtenue durant ses années au pouvoir.
Ce nouvel échange illustre la persistance des tensions politiques autour du bilan de l’ancien président, alors que la question de la sécurité dans l’est de la RDC reste au centre des préoccupations nationales et internationales.
