Bukavu, 2 mai 2026- De violents affrontements ont opposé, ce samedi, des éléments de la coalition rebelle M23-RDF aux combattants Wazalendo dans le groupement de Katana, précisément dans la localité de Lwiro, au Sud-Kivu. La situation a provoqué une forte psychose au sein de la population, perturbant gravement les activités scolaires et la vie quotidienne des habitants.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, des détonations d’armes lourdes et légères ont retenti pendant plusieurs heures dans la zone, témoignant de l’intensité des combats.
Les habitants ont été surpris par la violence des échanges de tirs, certains cherchant refuge à l’intérieur de leurs maisons, tandis que d’autres tentaient de fuir les zones les plus exposées.
Dans plusieurs écoles de Lwiro et des environs, les cours ont été immédiatement suspendus face au danger.
Des scènes de grande panique ont été rapportées, des élèves terrifiés ayant été contraints de se cacher sous les bancs pour se protéger des bruits des armes qui résonnaient à proximité. Les enseignants ont, pour la plupart, procédé à l’évacuation et à la mise en sécurité des enfants à l’intérieur des salles de classe.
« Les tirs étaient très proches. Nous avons dû demander aux enfants de se coucher sous les bancs pour éviter tout risque », a indiqué un enseignant joint par téléphone, décrivant une situation de forte tension et d’inquiétude générale.
La population locale est restée cloîtrée pendant plusieurs heures, craignant une extension des combats vers d’autres quartiers. Les activités économiques et les déplacements ont été fortement ralentis dans toute la zone de Katana, plusieurs habitants préférant ne pas sortir de chez eux.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore été publiée concernant un éventuel bilan humain ou matériel lié à ces affrontements.
La situation demeure tendue dans la région, tandis que les habitants appellent au rétablissement urgent de la sécurité et à la protection des civils, Particulièrement des enfants, les plus vulnérables face à ces violences récurrentes au Sud-Kivu.
