Kinshasa, 23 mai 2026-La justice belge a définitivement condamné l’État belge pour des « crimes contre l’humanité » commis durant la colonisation au Congo, après le rejet par la Cour de cassation du pourvoi introduit contre l’arrêt rendu le 2 décembre 2024 par la cour d’appel de Bruxelles dans l’affaire des métis congolais arrachés à leurs familles et déportés en Belgique.
Selon les médias belges, la plus haute juridiction du pays a confirmé vendredi la validité de la décision de la cour d’appel de Bruxelles, rendant ainsi le jugement définitif. Cette affaire historique concerne la politique de ségrégation raciale appliquée durant la colonisation belge au Congo, marquée notamment par les enlèvements forcés d’enfants métis.
L’État belge est également condamné à indemniser cinq victimes : Monique Bitu, Léa Tavares, Noëlle Verbeken, Marie-Josée Loshi et Simone Ngalula, reconnues comme victimes directes de cette politique coloniale.
Ces femmes avaient été séparées de leurs familles en raison de leurs origines métisses, dans le cadre d’un système colonial dénoncé depuis plusieurs années par des organisations de défense des droits humains.
Cette décision judiciaire est considérée comme un tournant majeur dans la reconnaissance des crimes coloniaux commis par la Belgique en Afrique centrale, particulièrement en République démocratique du Congo.
Elle relance également le débat sur les réparations, la mémoire coloniale et les responsabilités historiques des anciennes puissances coloniales.
