Goma, 24 mai 2026- Bernard Maheshe Byamungu, alias « Tiger One », l’un des principaux chefs militaires de la coalition AFC/M23-RDF, est décédé après avoir été blessé lors d’une frappe de drone, selon des sources proches de la rébellion. L’annonce intervient quelques jours après celle de la mort de Willy Ngoma, autre figure influente du mouvement rebelle. D’après un officier du M23, Byamungu aurait été touché au cou par un éclat de drone avant de succomber à ses blessures. « Il a souffert puis il est décédé », a affirmé cette source rebelle.
Ancien colonel des FARDC et ex-commandant du 9ᵉ secteur opérationnel à Uvira, Bernard Byamungu avait rejoint la première rébellion du M23 en 2012 après avoir fait défection.
Capturé puis détenu pendant plusieurs années, il avait été libéré en 2019 dans le cadre des mesures de décrispation politique initiées sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Réapparu en 2022 dans les zones contrôlées par le M23, il était devenu l’un des hommes forts de la rébellion, occupant le poste de commandant adjoint chargé des opérations et du renseignement. Plusieurs observateurs le considéraient comme l’un des principaux stratèges des offensives rebelles dans le Nord-Kivu, notamment autour de Rutshuru, Masisi et Rubaya.
Son nom était également cité dans plusieurs accusations de violations des droits humains, notamment dans les massacres de Kishishe et des opérations de pillage dans les territoires sous contrôle rebelle. En raison de son rôle au sein du M23, il faisait l’objet de sanctions ciblées de l’Union européenne et des États-Unis.
La mort de Bernard Byamungu représente un revers symbolique pour la coalition AFC/M23-RDF, alors que les combats se poursuivent dans l’Est de la RDC. Sa disparition pourrait entraîner des réajustements au sein du commandement rebelle dans un contexte sécuritaire toujours explosif dans le Nord-Kivu.
