Kinshasa, 30 juillet 2024- Dans un contexte où l’intégrité de la profession journalistique est plus que jamais remise en question, la Commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) vient de publier un communiqé ce mardi sur la situation préoccupante au sein de sa structure. La plainte déposée par Christian Lusakweno, Directeur général de Top Congo FM, contre plusieurs journalistes de Kinshasa, dont Gauthier Sey et Patrick Lokala, a été le déclencheur d’un épisode révélateur des tensions internes qui gangrènent l’organisation.
Le communiqué a révélé que la plainte de Lusakweno avait été détournée par des frondeurs se faisant passer pour une commission de discipline. Ces individus, en usurpant des fonctions officielles, ont entravé le bon fonctionnement de l’UNPC. Ce type de manipulation soulève des questions cruciales sur la transparence et l’éthique au sein d’une institution censée défendre les droits des journalistes et promouvoir une information de qualité.
L’UNPC, par la voix de son président Ange Gabriel Ngalamulume, a exprimé son indignation face à ces pratiques malveillantes. Le bureau de la Commission de discipline a découvert que des journalistes avaient été convoqués sans l’aval officiel, ce qui a été qualifié d’acte illégitime. Une réponse rapide de l’UNPC a été jugée nécessaire pour restaurer l’ordre et la légitimité au sein de son fonctionnement.
Pour clarifier la situation, plusieurs mesures ont été prises. Premièrement, toutes les plaintes doivent désormais être adressées à la secrétaire rapporteur, Madame Pauline Bukasa Kabongo. Cette nouvelle directive vise à centraliser les demandes et éviter les ambiguïtés qui pourraient être exploitées par des individus malintentionnés. Le professionnalisme et la rigueur doivent être les piliers sur lesquels repose la discipline journalistique.
De plus, la Commission a demandé à Lusakweno de réorienter sa plainte auprès du bureau légal, soulignant que toute plainte non conforme serait automatiquement rejetée. Cette exigence vise non seulement à protéger les droits des journalistes ciblés, mais aussi à garantir que les procédures internes soient respectées. Le respect des normes éthiques est essentiel pour maintenir la confiance du public envers les médias.
Les invitations envoyées aux journalistes cités dans la plainte de Lusakweno ont été déclarées nulles et non avenues. Cela envoie un message fort : l’UNPC ne tolérera aucune forme d’usurpation de pouvoir. De plus, ce rappel à l’ordre cherche à rassurer les membres de l’organisation sur le fait que leur intégrité professionnelle est protégée par des procédures claires et justes.
La Commission de discipline a également demandé à la Commission de la carte de fournir une liste actualisée des journalistes membres, un geste qui vise à renforcer la transparence et à garantir que seules les personnes dûment accréditées puissent participer aux activités de l’UNPC. Cette initiative est essentielle pour lutter contre les abus et la désinformation qui peuvent entacher la réputation de la profession.
Rédaction