Kinshasa, 03 avril 2025- La cité de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, a été secouée par des tirs nourris dans la matinée de jeudi, plongeant la population dans l’incertitude. Alors que la situation reste confuse, les habitants rapportent la disparition des combattants du groupe armé AFC/M23 des principaux accès à la ville, sans qu’un contrôle effectif ne soit établi.
Les Forces armées de la RDC (FARDC) et les miliciens Wazalendo sont présents sur place, mais vendredi à la mi-journée, la situation demeurait instable. “On ne sait pas ce qui se passe exactement”, a témoigné un habitant joint par l’AFP. Des échanges de tirs ont touché plusieurs infrastructures, notamment la base de Médecins Sans Frontières (MSF), bien que l’hôpital général ait été jusqu’ici épargné.
L’insécurité persistante met en péril les structures sanitaires locales. L’hôpital général de Walikale a accueilli de nombreux blessés par balle depuis jeudi soir, alors que le personnel de MSF reste confiné dans ses locaux. La pression s’accentue avec l’arrivée massive de déplacés, dont le nombre dépasse désormais 700 personnes.
Ces violences illustrent une fois de plus la fragilité sécuritaire dans l’Est de la RDC. L’absence de visibilité sur les forces en présence et les enjeux du conflit alimente l’angoisse des habitants, pris entre des groupes armés aux intentions incertaines et des forces loyalistes peinant à affirmer leur contrôle.
Alors que les combats se poursuivent sporadiquement, la population attend des clarifications sur l’évolution de la situation. Pour l’instant, la peur et l’incertitude règnent à Walikale, laissant planer une menace persistante sur les civils et les humanitaires présents dans la région.