Kinshasa, 08 août 2025- Une mission du ministère de l’Économie nationale, conduite par Albert Kasongo Mukonzo, directeur de cabinet du Vice-premier ministre en charge de ce portefeuille, a sillonné jeudi plusieurs supermarchés de Kinshasa. L’objectif de cette descente sur le terrain était de constater les écarts de prix sur les produits de consommation courante et de répondre aux préoccupations exprimées par les consommateurs.
Cette initiative intervient dans un contexte de lutte contre la spéculation et de sensibilisation à la stabilité des prix, alors que de nombreux témoignages circulent sur les réseaux sociaux au sujet d’une hausse importante dans les grandes surfaces de la capitale.
La tournée a démarré au supermarché Carrefour, sur l’avenue Haut-commandement dans la commune de la Gombe. La délégation a passé en revue plusieurs rayons fruits et légumes, charcuterie, boulangerie, pâtisserie, fromagerie et produits surgelés afin de relever les prix affichés et collecter des données sur les écarts observés.
Le périple s’est ensuite poursuivi au City Market, où une attention particulière a été accordée au prix du jus « Innocent » de 750 ml importé de Belgique, affiché à 64 163 FC. Selon les explications recueillies sur place, ce tarif tiendrait compte des frais de la chaîne logistique, des coûts de transport et des taxes d’importation.
D’autres visites ont suivi, notamment au S&K de l’avenue Mbuji-Mayi à Gombe et au GG Mart de Ngaliema. Dans tous ces points de vente, la délégation a constaté d’importantes variations de prix d’un magasin à l’autre, soulevant des questions sur l’efficacité de la régulation du marché.
« Nous sommes ici pour nous assurer du bon déroulement de cette mission, dans un contexte où les réseaux sociaux relatent des informations sur des augmentations de prix. La situation des prix sur le marché est une priorité pour le chef de l’État », a déclaré Albert Kasongo Mukonzo. Il a précisé que cette mission, prévue sur quinze jours, donnera lieu à un rapport détaillé transmis à l’autorité compétente. « Notre rôle n’est pas de sanctionner immédiatement, mais d’observer et de faire un rapport précis. La décision finale reviendra à l’autorité, qui déterminera les actions appropriées », a-t-il souligné.
