Kinshasa, 12 août 2025- Malgré son statut d’exilé politique, Moïse Katumbi poursuit activement l’organisation de son parti, Ensemble pour la République, hors des frontières de la RDC. Ce mardi, à Bruxelles, capitale belge, il a ouvert un conclave destiné à faire le bilan des dix années de combat politique de sa formation au sein de l’opposition et à préparer les échéances électorales de 2028.
Selon plusieurs sources, cette rencontre de trois jours, qui se déroule du 12 au 14 août, réunit les cadres d’Ensemble pour la République à Bruxelles. Elle a pour objectif principal de clarifier la stratégie du parti, de restructurer son organisation interne, mais aussi de consolider ses alliances stratégiques en vue des futures joutes électorales.
« Cet événement vise à passer en revue une décennie d’engagement dans l’opposition, à clarifier la stratégie du parti, et à restructurer son fonctionnement interne. Au programme également : la consolidation des alliances stratégiques et l’unification de l’opposition face à la “dictature”, la mobilisation citoyenne ainsi que l’ancrage territorial, la préparation des échéances électorales de 2028 et le renforcement de la position internationale du parti. Enfin, un plan d’action sera présenté et soumis à l’adoption lors de ce conclave », expliquent les sources présentes sur place.
Membre fondateur de l’Union sacrée de la nation lancée fin 2020 par le président Félix Tshisekedi, Ensemble pour la République a quitté cette coalition juste avant les élections de 2023, reprochant à l’initiative un manque de vision claire. Plusieurs membres du parti, qui occupaient autrefois des postes dans le gouvernement central, ont dû quitter l’équipe Sama I, mise en place après la rupture de la coalition FCC-CACH.
D’autres membres, en revanche, ont choisi de rester aux côtés du régime en place, créant ainsi une division interne au sein du parti. Cette situation illustre les tensions qui persistent dans la scène politique congolaise, marquée par des alliances fluctuantes et des rivalités accrues.
Le conclave de Bruxelles apparaît ainsi comme un moment clé pour Ensemble pour la République. Il vise à redéfinir ses priorités, à renforcer son ancrage territorial et international, et à mieux s’organiser pour affronter les défis politiques à venir, notamment les élections présidentielles et législatives de 2028.
