Kinshasa, 18 août 2025- L’opposant Martin Fayulu a, une fois de plus, tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme un danger imminent pour la République démocratique du Congo. Dans un message posté ce lundi sur son compte X, il a mis en garde contre la menace persistante de balkanisation du pays et a exhorté les Congolais à resserrer les rangs.
« Patriotes congolais, restons unis pour contrer les complots de balkanisation de notre pays. Ne soyons pas distraits : les ennemis préparent leurs attaques. Que chacun de nous serve la patrie avec le don qu’il a reçu de Dieu », a écrit le leader de l’opposition dans son adresse au peuple.
Cet appel s’inscrit dans le prolongement du Camp de la Patrie, plateforme citoyenne initiée par Fayulu. À travers ce mouvement, il prône la défense de la souveraineté et de l’intégrité du territoire national, tout en réclamant l’ouverture d’un dialogue inclusif réunissant acteurs politiques, société civile et confessions religieuses, démarche également encouragée par la CENCO et l’ECC.
Depuis longtemps, Martin Fayulu associe la menace de balkanisation à la présence du M23, qu’il accuse d’occuper illégalement une partie de l’Est avec l’appui du Rwanda. Selon lui, seule une mobilisation générale accompagnée d’un dialogue sincère entre Congolais pourra mettre fin à la crise politique et sécuritaire qui fragilise la nation.
Le président Félix Tshisekedi partage lui aussi cette préoccupation, réaffirmant à plusieurs reprises son attachement à l’unité du pays. « La RDC restera unie et indivisible. Je vous promets que ça n’arrivera pas, en tout cas pas de mon vivant », avait-il assuré, en insistant sur le renforcement des FARDC pour défendre la population contre les agressions.
Dans ce climat tendu, alors que les affrontements se poursuivent à l’Est et que la communauté internationale réclame un retrait des forces étrangères, Fayulu a réitéré son ouverture à une rencontre avec Tshisekedi. Un signal qui, malgré les divergences politiques, laisse entrevoir la possibilité d’une stratégie commune pour préserver l’avenir de la République.
