Kinshasa, 12 août 2025- Aux États-Unis, l’accord minier conclu entre Washington et Kinshasa suscite une vive controverse. La députée démocrate Linda T. Sánchez, appuyée par 51 autres membres du Congrès, reproche à l’administration d’avoir mené les négociations en toute discrétion, sans impliquer le Parlement ni garantir la transparence du processus.
Les critiques se concentrent principalement sur les rapports alarmants faisant état de graves atteintes aux droits humains et de destructions environnementales autour de plusieurs sites miniers en République démocratique du Congo. Les élus pointent également un élément plus sensible. Un proche de Donald Trump serait impliqué dans des manœuvres visant à obtenir les droits d’exploitation du coltan de Rubaya.
D’après ces parlementaires, les communautés établies à proximité des zones minières sont confrontées à une exposition régulière à des substances chimiques nocives, à la pollution des sources d’eau et à l’appauvrissement des sols. Une situation qui met en péril non seulement l’agriculture locale, mais aussi l’économie régionale dans son ensemble.
Les élus insistent sur le fait que ces réalités ne peuvent être ignorées dans la course aux minerais stratégiques. Ils soulignent que les bénéfices économiques ne sauraient justifier de tels coûts humains et environnementaux.
« Les minerais stratégiques ne peuvent être exploités au prix de la santé, des terres et de l’avenir du peuple congolais », avertissent-ils, adressant ainsi un message clair et ferme aux autorités américaines comme congolaises.
