Kinshasa, 2 mai 2026- Le président du Forum national de la jeunesse, Patrick Katengo Mafo, exige l’arrestation de Joseph Kabila et appelle l’auditeur général des Forces armées à engager la procédure d’émission d’un mandat d’arrêt international contre l’ancien chef de l’État, à la suite de sa condamnation par la Cour militaire pour trahison, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Face à la presse, il estime que les sanctions américaines récemment prises contre Joseph Kabila ne relèvent que du gel de ses avoirs et ne constituent pas une réponse judiciaire suffisante.
Pour lui, ces mesures restent limitées et ne traitent pas le fond du dossier. Dans ce contexte, Patrick Katengo Mafo considère que seule une action judiciaire concrète peut répondre à la gravité des faits reprochés.
Il insiste ainsi sur la nécessité de procéder à son arrestation. Selon lui, l’auditeur général doit enclencher sans délai les mécanismes nécessaires pour transformer la condamnation prononcée par la Cour militaire en une procédure internationale, afin d’assurer l’exécution des décisions judiciaires et d’empêcher toute impunité.
Dans la même dynamique, Patrick Katengo a élargi ses critiques en pointant du doigt Paul Kagame. Selon lui, le chef de l’État rwandais serait le véritable instigateur de l’instabilité dans l’est de la RDC.
Il accuse Kagame de chercher à « congoliser » le conflit afin de faire croire à la communauté internationale qu’il s’agit d’un problème interne entre Congolais, alors que, selon lui, les dynamiques seraient largement influencées de l’extérieur et exécutées à l’intérieur. D’où il appelle les USA à sanctionner le Président Rwandais.
Dans ce contexte, Patrick Katengo Mafo appelle également à des sanctions internationales contre Paul Kagame, estimant que toute démarche visant à restaurer la paix dans la région des Grands Lacs doit inclure des mesures contre l’ensemble des acteurs impliqués.
Ces déclarations interviennent alors que les sanctions américaines contre Joseph Kabila continuent de susciter de nombreuses réactions en RDC, tant au niveau politique que dans la société civile, sur fond de tensions persistantes dans l’est du pays.
