Kinshasa, 31 août 2025- Dans un communiqué publié vendredi 29 août, Télesphore Nduba Kilima, secrétaire permanent et porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, a tenu à mettre en garde. Il « déconseille tout attroupement dans les environs de la Cour de cassation ayant pour mobile de troubler l’ordre public, ce qui exposera immédiatement leurs auteurs à des poursuites pénales », lors du prononcé dans l’affaire Constant Mutamba, prévu le mardi 2 septembre prochain.
Le texte rappelle que la Cour de cassation a déjà eu à examiner des dossiers similaires. L’affaire en cours n’est donc « ni particulière, ni spéciale par rapport aux précédentes déjà jugées par la même Cour ».
Le communiqué souligne également que « il n’est donc pas nécessaire que la partie prévenue la rende spéciale à travers des messages, images et vidéos sur les réseaux sociaux ainsi que par des marches ou manifestations publiques accompagnées de déclarations incendiaires et/ou de propos déplacés à l’endroit de la Cour et des magistrats ».
Toujours selon le document, « c’est pourquoi, le Secrétaire permanent, Porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, invite tout citoyen intéressé par cette affaire à la retenue et à la stricte observance des lois de la République le jour du prononcé ».
L’instance judiciaire précise par ailleurs que l’arrêt attendu sera rendu « dans l’intérêt de la loi », et que « le droit sera dit dans le respect des règles d’un procès équitable, non pas sous la pression de la rue ni sous l’influence des réseaux sociaux, mais en âme et conscience par des juges chevronnés, aguerris et indépendants établis par Dieu et la loi ».
Pour rappel, Constant Mutamba est accusé d’avoir détourné 19 millions de dollars américains, fonds initialement prévus pour la construction d’une prison à Kisangani. Une accusation qu’il conteste, affirmant que les magistrats veulent torpiller ses réformes. Depuis la mise en délibéré du procès, ses sympathisants campent devant sa résidence de Gramalic.
