Kinshasa, 08 septembre 2025- L’arrestation brutale de treize députés nationaux, dont trois femmes, pour avoir exprimé leur soutien au président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, suscite une vive polémique. Olivier Kamitatu, ancien ministre et figure de l’opposition, a réagi avec fermeté, dénonçant « un acte prémédité de terreur d’État ».
Selon lui, la République démocratique du Congo ne glisse plus vers l’autoritarisme, « elle s’y engouffre à corps perdu ».
« Les élus du peuple, protégés par l’immunité parlementaire et la Constitution, sont désormais traités comme des criminels. Le masque est tombé : la République s’éteint sous les bottes d’un pouvoir qui a choisi la dictature », a-t-il déclaré sur X.
Kamitatu a rappelé l’assassinat non élucidé du député Chérubin Okende, estimant que ces quatorze parlementaires ont peut-être échappé, pour l’instant, à un sort similaire. Il a aussi accusé Félix Tshisekedi de trahir ses engagements passés en piétinant les valeurs démocratiques qu’il défendait autrefois.
Pour l’opposant, la campagne contre Vital Kamerhe et le bureau de l’Assemblée nationale illustre une volonté de détruire la séparation des pouvoirs.
« Le pouvoir absolu corrompt, et la clique de courtisans pousse Félix Tshisekedi à un suicide institutionnel », a-t-il averti, estimant que ce projet mènera le pays vers un « chaos irréversible ».
Dans un contexte où l’Est de la RDC reste en proie à plus de 200 groupes armés et à la présence d’armées étrangères, Kamitatu redoute que cette crise politique interne n’aggrave encore la fragilité du pays.
