Kinshasa, 03 septembre 2025- Le bureau de l’Assemblée nationale, dirigé par Vital Kamerhe, est désormais visé par une pétition déposée par le député Denis Tshibangu. Celui-ci reproche une gestion inefficace, pointant notamment la mauvaise utilisation des frais de fonctionnement ainsi que le non-paiement régulier des assistants parlementaires.
D’après plusieurs sources internes relayées par Neo Afra, plus de 125 députés auraient déjà apposé leur signature pour réclamer la destitution de Kamerhe. Le président de la Chambre basse est accusé de mauvaise gestion et de ne pas être en mesure de diriger efficacement le bureau.
La contestation ne se limite pas à Kamerhe. Quatre autres membres du Bureau – la questeure, sa vice-questaure, le rapporteur et son adjointe – font également l’objet de pétitions. La campagne de signatures à leur encontre a débuté le 29 août et se poursuit activement.
Les initiateurs dénoncent plusieurs manquements graves. Ils évoquent une gestion jugée opaque des fonds malgré les dotations régulières de l’État, le paiement des émoluments à hauteur de 15 millions de FC mais en « miettes », perçues comme une humiliation, la suppression des soins médicaux pour les députés et leurs familles, ainsi que l’absence de dotations en mobilité. Le bureau est par ailleurs qualifié de « léger, incompétent et disqualifié ».
Cependant, certains élus comme Jefferson Abdallah Penembaka contestent cette offensive, parlant d’un acharnement politique. Pour eux, le véritable responsable des difficultés rencontrées par les députés n’est autre que le gouvernement.
De son côté, Vital Kamerhe affirme œuvrer à résoudre les problèmes internes. Mais les initiateurs des pétitions préviennent qu’ils passeront à l’action dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire, annonçant une rentrée qui s’annonce particulièrement houleuse.
