Kinshasa, 28 août 2025- L’Union sacrée de la Nation (USN) tiendra son deuxième congrès ce 30 août au Centre Culturel d’Afrique, face au Palais du Peuple. Ce rendez-vous politique majeur intervient dans un contexte national tendu, marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et par la dégradation des conditions socio-économiques.
Malgré les accords de paix signés à Washington et à Doha, les forces du M23-AFC, alliées à l’armée rwandaise, continuent d’occuper une partie du territoire congolais. Cette situation met le président Félix Tshisekedi face à ses responsabilités, appelant de sa part à des mesures fortes pour défendre l’intégrité nationale et restaurer l’autorité de l’État.
Sur le plan économique, le pays fait face à des défis considérables, notamment hyperinflation, chômage chronique, pauvreté croissante, dépréciation du franc congolais et instabilité macroéconomique persistante. Ces indicateurs alarmants accroissent la précarité des ménages et mettent à rude épreuve la résilience de la population.
En tant que force motrice de l’USN, le président Tshisekedi est attendu sur des décisions concrètes. Les observateurs estiment qu’il doit désormais imposer une discipline collective et dépasser les rivalités internes, afin que la plateforme politique serve prioritairement l’intérêt général et le bien-être des citoyens.
Ce congrès sera également l’occasion de clarifier et de réorganiser le fonctionnement interne de l’USN. La charte et le règlement intérieur de la coalition seront examinés en profondeur. André Mbata, secrétaire permanent de l’USN, souligne que leur mise en œuvre pourrait renforcer la cohésion, la transparence et le respect mutuel au sein de la plateforme.
En tant que Haute Autorité de l’USN, le chef de l’État a déjà insisté sur la nécessité d’un langage commun et d’actions publiques efficaces, tournées vers la proximité avec la population. Ce deuxième congrès constituera ainsi un test de maturité politique pour la coalition au pouvoir, dont les membres sont appelés à réaffirmer leur soutien à Félix Tshisekedi pour la réalisation des objectifs de son dernier mandat constitutionnel.
