Kinshasa, 08 septembre 2025- Le gouvernement congolais salue les conclusions du rapport de la mission d’établissement des faits du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH), tout en rejetant catégoriquement toute tentative d’assimiler les Forces armées de la RDC au M23.
Dans un communiqué officiel rendu public dans la matinée de ce lundi, le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya qualifie d’inappropriée toute mise en parallèle entre l’armée nationale, redevable de ses actes et défendant la souveraineté du pays et un mouvement armé qu’il qualifie subversif, supplétif d’un État voisin, en référence au Rwanda.
Selon Kinshasa, la stratégie des rebelles du M23 repose sur la terreur, les crimes de masse et l’exploitation illégale des ressources naturelles, véritable raison de l’agression.
Dans son récent rapport couvrant la période de janvier à juillet 2025, le HCDH a conclut que la crise dans l’Est de la RDC ne relève pas d’une simple rébellion mais d’un conflit armé international, marqué par la présence avérée de troupes rwandaises sur le sol congolais. Pour Kinshasa, cette reconnaissance confirme son statut de victime d’une agression caractérisée par un État étranger
Le document onusien met en lumière des crimes massifs et systématiques attribués au M23 et à ses soutiens notamment aux massacres de civils, déplacements forcés, violences sexuelles, enrôlement d’enfants, ainsi que des attaques contre des infrastructures civiles essentielles telles que des hôpitaux et des écoles. Certains de ces actes, commis sur base ethnique, pourraient être qualifiés de génocide selon le droit international.
Réagissant aux allégations formulées contre ses forces armées, le gouvernement affirme avoir transmis au HCDH des observations écrites dans les 72 heures suivant la publication du rapport. Il réaffirme l’absence de tout lien de commandement ou d’alliance entre les FARDC et les FDLR.
Tout en réaffirmant sa détermination à défendre la souveraineté nationale et à protéger sa population, la RDC se dit disposée à coopérer avec des mécanismes internationaux crédibles et impartiaux, y compris une commission d’enquête indépendante.
