Kinshasa, 23 septembre 2025- La démission de Vital Kamerhe au poste de Président de l’Assemblée nationale suscite de vives réactions. Ce mardi, Didier Kamerhe, jeune frère de Vital Kamerhe leader de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), a réagi publiquement, laissant entendre que cette décision n’est qu’une étape dans une bataille politique beaucoup plus large.
Dans un message au ton ferme et symbolique publié sur sa page Facebook officielle, Didier Kamerhe a déclaré
« Enfin libres ! Bien que nous leur ayons remis ce siège par recours à la sagesse de Salomon, nous nous préparons déjà à notre prochaine bataille existentielle. Car leur véritable cible n’était pas la personne du président de l’AN, mais bien le présidentiable gênant de l’Est. »
Cette sortie intervient après des jours de tensions au sein de l’hémicycle, marquées par une pétition lancée par un groupe de députés réclamant la destitution de Vital Kamerhe. Ces députés lui reprochaient une mauvaise gestion administrative et financière, ainsi qu’un leadership jugé trop autoritaire dans la gestion des débats parlementaires.
Face à cette fronde et pour éviter une crise institutionnelle qui aurait pu paralyser le fonctionnement de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe avait choisi de présenter sa démission, un geste qu’il a lui-même qualifié de « sacrifice pour la paix ».
Par ce post, Didier Kamerhe laisserait entendre que les motivations derrière cette pétition allaient bien au-delà des simples griefs administratifs. En évoquant un « présidentiable gênant de l’Est » faisant allusion à son frère, pressenti comme l’un des candidats de poids à la présidentielle de 2028. Selon lui, la fronde parlementaire visait avant tout à affaiblir Vital Kamerhe politiquement et à l’écarter de la scène nationale.
À len croire, le départ volontaire pourrait être une stratégie calculée, permettant à Vital Kamerhe de se repositionner pour les futures batailles politiques, notamment la présidentielle à venir. Le message de Didier Kamerhe sonne comme une mise en garde de l’UNC et ses alliés qui ne comptent pas se laisser faire et préparent déjà la riposte.
Cette affaire, pourrait donc marquer le début d’une recomposition politique majeure en République démocratique du Congo, dans un contexte où les tensions sécuritaires et les rivalités politiques ne cessent de s’intensifier.
