Kinshasa, 23 octobre 2025- La question de la succession de Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale suscite de vives discussions au sein de la classe politique. Face à cette agitation, le rapporteur du Bureau, Jacques Djoli, a tenu à apporter des précisions et à rassurer quant à la neutralité de l’institution parlementaire dans la conduite du processus.
Dans une déclaration faite mercredi 22 octobre à Radio Okapi, il a expliqué que la procédure de remplacement du président démissionnaire ainsi que celle de Dominique Munongo, ex-rapporteure adjointe, s’effectue dans le strict respect du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Selon lui, les présidents des groupes parlementaires ont reçu la consigne de soumettre, dans un délai de quarante-huit heures, les noms de leurs représentants devant siéger au sein de la commission technique chargée d’appuyer le Bureau dans la préparation des élections internes.
« Le Bureau n’a pas de préférence à un candidat quelconque. Il agit comme un organe technique, un arbitre », a tenu à rappeler Jacques Djoli, insistant sur la neutralité totale de cette structure administrative.
Le rapporteur a par ailleurs rappelé que le poste de président de l’Assemblée nationale revient à la majorité, tout en soulignant que les différentes forces politiques, qu’elles soient issues de la majorité ou de l’opposition, sont invitées à présenter leurs candidats. Une séance plénière sera organisée dès la réception officielle des candidatures, conformément aux articles 26 et 27 du Règlement intérieur.
Cette précision intervient après les critiques formulées par le député de Walikale, Willy Mishiki, membre de l’Union sacrée de la nation, qui évoquait une suspension du processus électoral dans l’attente d’un candidat du Gouvernement, citant notamment l’ex-ministre de l’Industrie, Aimé Boji. « Ces discussions entre députés ne sont pas des mécanismes perturbateurs, mais relèvent de la vitalité démocratique du Parlement congolais », a conclu Jacques Djoli.
