Kinshasa, 1er novembre 2025- La plate-forme d’opposition “Sauvons la RDC” a vivement réagi, ce samedi 1er novembre 2025, à la suspension et à la procédure de dissolution de plusieurs partis politiques par le gouvernement congolais. Dans un communiqué de presse signé par plusieurs leaders de l’opposition, le collectif dénonce ce qu’il qualifie d’“acte de guerre contre le pluralisme politique, l’État de droit et la liberté d’association”.
Ce mouvement, composé notamment d’Augustin Matata Ponyo, Franck Diongo, Raymond Tshibanda, Jean-Claude Vuemba, André Claudel Lubaya, Seth Kikuni, Théophile Mbemba, José Makila, Bienvenu Matumo, Filia Tshipasa, Albert Mukulubundu et Athanase Mapessa, estime que le pouvoir du président Félix Tshisekedi Tshilombo tente de réduire au silence toute voix discordante.
Le collectif accuse le gouvernement de vouloir ramener la République démocratique du Congo à “l’ère de la pensée unique”, en érigeant la répression politique en mode de gouvernance. Selon le communiqué, la décision du pouvoir de saisir le Conseil d’État pour la dissolution des partis suspendus traduit une volonté manifeste d’étouffer l’opposition et de “s’éterniser au pouvoir par la force”.
“Il s’agit d’une dérive autoritaire sans précédent depuis la fin du régime dictatorial,” souligne le texte, avant d’appeler la population à se lever et se mobiliser pacifiquement pour défendre la démocratie, l’unité nationale et les acquis constitutionnels.
Pour “Sauvons la RDC”, le président Tshisekedi aurait fait le choix de la violence politique plutôt que celui du dialogue et de la cohésion nationale, en s’attaquant à des formations qui, selon elles, n’ont fait qu’user de leur droit de réunion et de réflexion sur l’avenir du pays.
Cette déclaration marque la première réaction collective et coordonnée de l’opposition depuis la vague de suspensions qui a touché le PPRD, le LGD, la Piste pour l’Émergence, l’AAP, l’UDA, le MPCR, l’ATD, le MLP, ainsi que d’autres formations accusées par Kinshasa d’avoir pris part au conclave de Naïrobi organisé par Joseph Kabila.
