Lubumbashi, 5 novembre 2025- L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) monte au créneau après le déversement des eaux polluées par l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM) dans les rues du quartier Kasapa, dans la Commune Annexe à Lubumbashi.
Dans un post publié ce jeudi sur X (ancien Twitter), cette organisation de défense des droits de l’homme dirigée par maître Georges Kapiamba, a exhorté le Gouvernement congolais à suspendre à titre conservatoire, les activités de CDM jusqu’à la fin d’une enquête indépendante et crédible.
» ACAJ recommande au Gouvernement de suspendre, à titre conservatoire, les activités de l’entreprise chinoise Dang Mining (CDM), accusée d’avoir déversé d’eaux polluées dans le quartier Kasapa à LUBUMBASHI jusqu’à la fin d’une enquête crédible. » Peut-on lire sur X.
Selon le sens de cette réaction, ACAJ voit en une telle mesure, la nécessité de préserver la santé publique, protéger l’environnement et garantir la transparence dans le traitement de cette affaire qui suscite de vives inquiétudes au sein de la population. Surtout L’organisation voit la gravité des faits après déversement d’eaux polluées et d’acides toxiques.
Ce mercredi, Justicia Asbl, une autre organisation des droits humains, qui a qualifié cet incident de crime environnemental et appelé le Parquet général près la Cour d’appel du Haut-Katanga à ouvrir une enquête judiciaire contre les responsables de CDM.
Le quartier Kasapa, théâtre de ce nouvel épisode de pollution, a vu plusieurs de ses avenues inondées par des eaux acides provenant d’un bassin de rétention d’électrolyte de l’entreprise chinoise. Les habitants redoutent désormais les conséquences sanitaires et environnementales de ce déversement.
Pour l’ACAJ, il est temps que les autorités adoptent une approche plus stricte face à la récurrence des infractions environnementales commises par certaines sociétés minières.
