Kinshasa, 19 novembre 2025- Un vaste rassemblement organisé ce mercredi 19 décembre dans la commune Kenya a tourné en une démonstration de force du parti Action pour la Rupture et le Développement ( ARDEV) dont les cadres ont lancé une mise en garde sévère à l’endroit de l’ancien sénateur Dany Banza après ses propos » injurieux » tenus à l’endroit de leur leader Jacques Kyabula.
Au cœur de cette mobilisation, Jean-Paul Mwengé a rappelé que Jacques Kyabula, membre du Présidium de l’Union sacrée, reste engagé dans la lutte contre les antivaleurs et refuse de tomber dans les provocations. Il a souligné le travail accompli par ce dernier, rappelant qu’il a réussi à faire élire un sénateur, plusieurs députés provinciaux et d’autres cadres importants. Pour lui, minimiser ARDEV ou tenter de comparer ce parti à d’autres serait une erreur
« Jacques Kyabula a beaucoup travaillé. Est-ce le travail d’un petit parti ? Non. Comment peut-on comparer ARDEV avec leur parti là ? » A-t-il dit.
Mais c’est surtout la prise de parole de Samuel Kilolo, secrétaire exécutif d’ARDEV Kasenga, qui a retenu l’attention. Dans un ton ferme et sans ambiguïté, il a mis en garde l’ancien ambassadeur Itinérant du chef de l’État Dany Banza, l’accusant d’attaques contre Jacques Kyabula.
« Y a-t-il un leader plus influent que Jacques Kyabula dans le Haut-Katanga ? Nous ne voulons pas la politique des injures. Nous disons à l’ancien sénateur Dany Banza qu’il doit respecter le parti ARDEV et respecter Jacques Kyabula, qui a matérialisé la vision du Chef de l’État. »
Il a également interpellé Dany Banza sur son propre parcours politique
« Tu es député depuis 2006, quel est ton bilan à Likasi avant de fuir ? Puis tu es allé dans le Haut-Lomami, ensuite en Europe. Aujourd’hui, la jeunesse est prudente, elle refuse d’être manipulée. » a-t-il Insité.
Au cours de cette manifestation, les cadres d’ARDEV ont appelé le Vice-premier ministre de l’intérieur à autoriser le retour de Jacques kyabula. Ils ont aussi solliciter l’implication du chef de l’État afin de faciliter le retour de Jacques Kyabula dans le Haut-Katanga. Ils estiment que sa présence demeure indispensable pour la stabilité institutionnelle de la province et pour la poursuite de la vision présidentielle.

Rappelons que cette forte mobilisation s’est matérialisée par une marche de plus de deux kilomètres, de la commune de Kenya jusqu’en ville, où des dizaines de militants, cadres et hauts-cadres de blancs vetus avec effigies de Kyabula et Félix Tshisekedi, ont accompagné la délégation d’ARDEV, témoignant de l’attachement profond de la base au retour de Jacques Kyabula.
