Kinshasa, 30 novembre 2025- Le village Katanga est en colère contre le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire, Martin Kazembe après la mort tragique d’un jeune autochtone, survenue samedi 29 novembre 2025 à la suite d’une intervention policière ordonnée, selon plusieurs sources locales, par l’autorité provinciale.
Selon la Société civile révolutionnaire du village Katanga, le drame serait lié à une tentative de Martin Kazembe, d’imposer le chef coutumier qui ne releve pas de la lignée légitime. Pourtant, le village possède déjà un chef coutumier reconnu et installé conformément aux us et coutumes, depuis le 25 août 2022.
La décision de vouloir imposer une autre autorité traditionnelle a été perçue comme une violation grave des traditions locales, suscitant une résistance immédiate de la population autochtone, attachée à la légitimité coutumière et au respect de son héritage ancestral.
D’après les témoignages recueillis, la tension a rapidement dégénéré lorsque la police, dépêchée sur instruction du gouverneur a.i, est intervenue pour disperser les villageois opposés à cette imposition. Au cours de cette intervention, un jeune homme a été touché par balle et a perdu la vie. Les habitants, choqués, dénoncent un acte de violence injustifiable contre une communauté qui ne faisait qu’exprimer son droit à défendre ses traditions.
Plus de 24 heures après les faits, la dépouille du jeune n’avait toujours pas été levée, accentuant la colère et l’amertume de la population. Des voix s’élèvent désormais pour exiger justice, une enquête indépendante et des sanctions contre les responsables de cette opération meurtrière.
Le geste attribué au gouverneur a.i. Kazembe est dénoncé par plusieurs acteurs sociaux comme une dérive autoritaire mettant en péril la paix communautaire et la stabilité coutumière dans la province. Pour beaucoup, cet incident symbolise un mépris alarmant des autorités envers les droits des peuples autochtones et les structures traditionnelles qui fondent l’identité locale.
La société civile appelle urgemment le gouvernement central à intervenir pour protéger les communautés, mettre fin à l’ingérence politique dans les affaires coutumières et garantir que de tels abus ne se reproduisent plus.
Rédaction
Province
Haut-Katanga, Village Katanga,Martin Kazembe
