Kinshasa, 4 décembre 2025- La signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda a enfin eu lieu ce jeudi 4 décembre à Washington, un acte qui représente formellement un tournant diplomatique majeur.
Cependant, certains éléments observés lors de la cérémonie suggèrent que les relations entre Félix Tshisekedi et Paul Kagame restent tendues, et que la paix durable pourrait rencontrer des obstacles au-delà de l’aspect militaire.
- Absence de poignée de main entre les présidents
Dans la diplomatie internationale, les gestes symboliques tels que la poignée de main ne sont pas de simples formalités, ils traduisent l’état réel de la confiance et de la coopération entre les dirigeants.
Le fait que Tshisekedi et Kagame ne se soient pas salués devant les caméras peut indiquer que, malgré l’accord écrit, une méfiance persistante existe, ou que la réconciliation personnelle entre les dirigeants n’est pas encore effective. Cela suggère que la paix pourrait rester fragile, dépendante de mécanismes institutionnels plutôt que d’une volonté personnelle partagée de réconciliation.
- Le passage du registre via le protocole
Traditionnellement, lors d’une signature bilatérale, les dirigeants échangent les documents ou au moins veillent à ce que chaque geste symbolique montre une coopération. Ici, Tshisekedi n’a pas directement passé le registre à Kagame, et a fait intervenir le protocole. Ce détail, même mineur, peut être interprété comme un message implicite de distance ou de non-confiance, renforçant l’idée que les liens interpersonnels entre les chefs d’État sont faibles, ce qui peut compliquer la mise en œuvre concrète des mesures de l’accord.
- Un accord principalement communicationnel
La scène laisse penser que l’accord pourrait être davantage une façade diplomatique, destinée à montrer au public et à la communauté internationale qu’une avancée a été réalisée. Si les dirigeants ne manifestent pas de volonté visible de rapprochement, les conflits militaires ou les tensions politiques sur le terrain pourraient persister, malgré les textes officiels.
La signature reste donc un pas important sur le plan formel, mais la paix durable nécessitera davantage que des engagements écrits.
