Kalemie, 22 janvier 2026- Les enseignants des écoles de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC) à Kalemie ont entamé une grève depuis le 20 janvier 2026 pour dénoncer plusieurs mois de salaires impayés. Ce mouvement de protestation a entraîné la suspension des cours, perturbant gravement le fonctionnement normal des établissements scolaires et suscitant l’inquiétude des parents d’élèves.
Selon les enseignants grévistes, les arriérés de salaire remontent au mois de juillet 2025, soit environ sept mois sans rémunération. Une situation qu’ils jugent intenable au regard de leurs responsabilités professionnelles et familiales. Ils affirment que cette précarité financière affecte non seulement leurs conditions de vie, mais aussi leur capacité à dispenser un enseignement de qualité dans un contexte déjà marqué par de nombreuses difficultés.
« Nous réclamons le paiement de nos sept mois de salaire. À défaut, nous n’allons plus assurer les cours », a déclaré l’un des enseignants, soulignant la détermination du corps enseignant à maintenir la grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Les grévistes appellent la direction de la SNCC à assumer pleinement ses obligations envers le personnel enseignant et à apporter une solution rapide à cette crise.
À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée de la part de la SNCC ni des autorités provinciales du Tanganyika. Ce silence alimente l’incertitude quant à une éventuelle reprise des cours et à l’avenir scolaire de nombreux élèves concernés par cette grève.
Au-delà du cas spécifique de Kalemie, ce mouvement met en lumière un problème structurel récurrent en République démocratique du Congo, lié au paiement irrégulier des enseignants, en particulier dans les écoles conventionnées ou rattachées à des entreprises publiques. Une situation qui continue de fragiliser le système éducatif et de compromettre le droit à l’éducation de milliers d’enfants à travers le pays.
