Kinshasa, 13 février 2026- À la veille de la mise en œuvre d’un nouveau cessez-le-feu dans l’Est de la République démocratique du Congo, la coalition rebelle AFC/M23 affirme être disposée à respecter les engagements pris dans le cadre du processus de Doha.
Dans une déclaration rendue publique, le coordonnateur du mouvement, Corneille Nangaa, a indiqué que l’AFC/M23 réaffirme son engagement à mettre en œuvre, « sans délai et de bonne foi », le mécanisme de surveillance et de vérification convenu lors des discussions tenues à Doha.
Selon lui, cette démarche s’inscrit dans une logique de responsabilité politique et dans une volonté affichée d’aboutir à un règlement négocié, durable, inclusif et pacifique du conflit.
Cette sortie intervient quelques heures seulement après le communiqué officiel de la Présidence congolaise, publié le 13 février 2026, annonçant que le chef de l’État avait accepté le principe d’un cessez-le-feu proposé sous l’initiative du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço.
Kinshasa avait alors souligné que cette trêve devait s’appliquer immédiatement à travers un gel strict des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire et la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national.
Le précédent cessez-le-feu, signé le 14 octobre 2025 à Doha, prévoyait déjà un dispositif structuré de suivi des incidents afin de garantir une cessation effective des hostilités. Cependant, sur le terrain, les violences avaient continué par intermittence, nourrissant la méfiance entre les parties et fragilisant les perspectives d’un apaisement durable.
Alors que la communauté régionale et internationale multiplie les appels à la désescalade, la déclaration de l’AFC/M23 est perçue comme un signal politique important, même si plusieurs observateurs estiment que la crédibilité du processus dépendra de la capacité des acteurs à respecter strictement le statu quo et à éviter toute consolidation militaire pendant la période de trêve.
Kinshasa, de son côté, a rappelé que toute tentative de modification unilatérale des positions sur le terrain compromettrait gravement la crédibilité du cessez-le-feu et affaiblirait les chances d’un règlement pacifique.
Dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, ce nouvel engagement, s’il est respecté, pourrait ouvrir une fenêtre de dialogue et de stabilisation, attendue par des millions de civils affectés par des années de conflit.
