Kinshasa, 14 février 2026- Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a reconnu les limites de l’action de la Mission onusienne en République démocratique du Congo (MONUSCO) face à la persistance de la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Dans une interview accordée à RFI Afrique, le Secrétaire général de l’ONU a affirmé que la mission ne dispose pas des moyens nécessaires pour imposer la paix par la force.
« La MONUSCO n’a pas la capacité d’imposer la paix. Ni le mandat, ni la capacité. Mais ce que nous faisons, c’est de participer activement dans les contacts avec les deux côtés, et dans les contacts avec d’autres médiateurs, pour essayer de progressivement rétablir une confiance qui a été complètement brisée », a déclaré António Guterres.
Cette sortie intervient alors que les violences se poursuivent dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où les affrontements entre les Forces armées congolaises et les groupes armés, notamment le M23-AFC, continuent de provoquer des déplacements massifs de populations et une grave crise humanitaire.
Pour rappel, António Guterres est arrivé cette semaine à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour participer au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine, largement consacré aux enjeux de paix, de sécurité et de stabilisation du continent.
Dans le même contexte, la cheffe par intérim de la MONUSCO, Vivian van de Perre, s’est rendue jeudi à Goma dans le cadre des préparatifs de l’appui de la mission au mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu en cours entre l’armée congolaise et les rebelles du M23-AFC, conformément au mandat défini par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
La déclaration d’António Guterres met ainsi en lumière la complexité de la crise dans l’est de la RDC, où la reconstruction de la confiance entre les parties reste, selon l’ONU, un préalable essentiel à toute paix durable.
