Kinshasa, 14 février 2026-Des violences ciblant journalistes, activistes et défenseurs des droits humains se multiplient dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, provoquant un climat de peur et d’insécurité dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon un rapport de Human Rights Watch, ces attaques sont principalement attribuées aux rebelles du M23 et à leurs alliés de l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
L’organisation de défense des droits humains affirme que dans les zones sous contrôle rebelle, des civils ont été menacés, détenus arbitrairement et attaqués uniquement pour avoir exercé leur liberté d’expression ou dénoncé les abus commis sur le terrain.
Des journalistes ont été ciblés pour leurs reportages, tandis que des membres de la société civile ont subi des pressions et des représailles pour leurs prises de position.
Human Rights Watch rapporte également des exécutions sommaires attribuées au M23/AFC. Parmi les cas documentés figure le meurtre de l’activiste Pierre Katema Byamungu, tué le 12 février.
Le lendemain, le chanteur et activiste Delphin Katembo Vinywasiki, connu sous le nom de Delcat Idengo, a été assassiné à son domicile à Goma, après s’être exprimé publiquement contre les violences et l’insécurité.
Ces actes s’inscrivent dans un climat de peur croissant dans l’est de la RDC, où les groupes armés cherchent à réduire au silence toute opposition et à contrôler l’information.
Les organisations internationales dénoncent une grave détérioration de l’espace civique et appellent à des enquêtes indépendantes ainsi qu’à des mesures urgentes pour protéger les défenseurs des droits humains et les professionnels des médias.
Human Rights Watch exhorte la communauté internationale à agir afin que les responsables de ces violations soient identifiés et traduits en justice, alors que la crise sécuritaire continue d’aggraver la situation humanitaire dans les Kivu.
