Kinshasa, 16 février 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rendu publique, une vidéo aérienne montrant des combattants du groupe Twirwaneho en train d’incendier des habitations appartenant à des civils banyamulenge dans le Sud-Kivu.
Selon l’armée congolaise, ces éléments agiraient en coordination avec le Mouvement du 23 mars (M23) et bénéficieraient du soutien de militaires rwandais présents sur le terrain.
D’après les FARDC, les images captées par drone montrent clairement des hommes armés mettant le feu à plusieurs maisons, dans ce qui est présenté comme une opération planifiée de destruction de biens civils. L’armée affirme que la présence de soldats rwandais aux côtés des assaillants confirme une implication directe de forces étrangères dans ces exactions.
La diffusion de cette vidéo intervient cinq jours après les faits. Les autorités militaires expliquent avoir voulu anticiper toute tentative de manipulation de l’opinion.
Selon elles, les rebelles auraient pu se présenter comme victimes d’attaques contre les Banyamulenge alors qu’ils seraient eux-mêmes à l’origine des incendies. Certains observateurs évoquent un scénario de « pompier pyromane » : provoquer des destructions pour ensuite dénoncer l’insécurité et susciter la compassion ou justifier des représailles.
Un activiste du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA), basé dans le Sud-Kivu, estime que ces révélations exposent une stratégie de victimisation. Selon lui, Twirwaneho, le M23 et leurs alliés auraient été « pris dans leur propre piège », leurs actions étant désormais documentées par des images aériennes.
Ces événements s’inscrivent dans un climat de tensions persistantes dans l’est de la République démocratique du Congo, particulièrement dans la province du Sud-Kivu, où les populations civiles continuent de faire face à des pillages, incendies d’habitations et déplacements forcés.
Les FARDC assurent poursuivre leurs opérations pour sécuriser les zones affectées et promettent que les responsables de ces actes répondront de leurs actions devant la justice.
