Kinshasa, 19 février 2026- Réuni à Cotonou, en Bénin, du 16 au 17 février 2026, dans le cadre des 21ᵉ assises de l’Association Africaine des Hautes Juridictions Francophones (AA-HJF), le Président de la Cour constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature de la République démocratique du Congo, Dieudonné Kamuleta, a mis en avant la nécessité de renforcer la coopération judiciaire internationale pour consolider l’État de droit et accroître le rayonnement des juridictions congolaises sur le continent africain.
En véritable artisan du dialogue judiciaire entre les hautes juridictions africaines, Dieudonné Kamuleta a pris part aux travaux aux côtés de plusieurs présidents de cours constitutionnelles et suprêmes de l’espace francophone, autour des enjeux contemporains liés à la protection des droits fondamentaux.
En marge des travaux, un colloque international organisé à l’hôtel Sofitel de Cotonou s’est penché sur le thème : « La protection juridictionnelle des droits fondamentaux en contexte de crises sécuritaires ».

Compte tenu de sa réputation d’homme de droit et de praticien chevronné du droit constitutionnel, il a été désigné pour présider une session consacrée au sous-thème : « L’office du juge, entre exigence de sécurité et protection des droits fondamentaux ».
Dans la conduite des débats, Kamuleta a posé la problématique centrale en invitant les intervenants à réfléchir sur la question suivante : comment le juge peut-il assurer une protection juridictionnelle effective des droits fondamentaux en période de crise sécuritaire, alors même que ces crises justifient constitutionnellement des restrictions exceptionnelles aux libertés ?
Le panel a été partagé avec le juriste béninois Robert Dossou, ancien Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Bénin et ancien Président de la Cour constitutionnelle du Bénin, reconnu pour son rôle déterminant dans la consolidation de l’État de droit et pour son influence doctrinale en Afrique francophone.
Les échanges ont été marqués par la richesse des expériences comparées et par une réflexion approfondie sur les défis démocratiques liés à la gestion des crises sécuritaires. Les intervenants ont mis en lumière le rôle essentiel du juge comme garant de l’équilibre entre la sauvegarde de l’ordre public et la préservation des droits fondamentaux, condition indispensable à la consolidation de l’État de droit.

Le 18 février 2026, Dieudonné Kamuleta a également pris part à la réunion du Conseil d’administration ainsi qu’à l’Assemblée générale de l’Association. Cette implication dans les instances décisionnelles illustre l’engagement soutenu de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo dans les grandes plateformes de coopération judiciaire de l’espace francophone africain.
À travers cette démarche, la juridiction constitutionnelle congolaise affirme son positionnement comme acteur influent des dynamiques africaines de promotion de l’État de droit et du renforcement du dialogue institutionnel entre les hautes juridictions du continent.
