Kinshasa, 20 février 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont accusé, dans un communiqué de presse n°05 publié ce 20 février 2026, l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23 d’avoir violé le cessez-le-feu proposé par le président angolais João Lourenço et entré en vigueur le 18 février dernier.
Selon l’état-major général, des attaques simultanées ont été menées les 18 et 19 février contre des positions des FARDC dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Au Nord-Kivu, l’armée congolaise affirme que des éléments de la force spéciale rwandaise et des combattants de l’AFC/M23 ont ciblé Ihula, dans le groupement de Kisimba (secteur de Wanianga), territoire de Walikale. D’autres affrontements ont été signalés sur les collines de Kazarho, Bugabo, Cahi et Virumbi, dans le groupement de Bambo, chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru.
Dans le Sud-Kivu, le communiqué évoque des attaques attribuées aux RDF/M23/Twiraneho/FNL/Nzabapema/Red Tabara dans plusieurs villages, notamment Mikenge et Kalonge, sur les hauts plateaux de Fizi-Uvira. Des incursions ont également été signalées à Kahungwe, Kanga et Lugeje. Les FARDC font état de quatre maisons incendiées et de la mort d’un jeune homme de 18 ans, tué à son domicile.
L’armée congolaise estime que ces actions traduisent une volonté de « torpiller le processus de paix en cours » dans l’est du pays. Elle affirme toutefois demeurer engagée à respecter le cessez-le-feu proposé par la médiation angolaise, en vue de favoriser le retour de la paix dans l’Est de la RDC et dans la sous-région des Grands Lacs.
Aucune réaction officielle des parties mises en cause n’était encore disponible au moment de la publication du communiqué.
