Kinshasa, 26 février 2026- La frappe de drone survenue dans la nuit du 24 février à Rubaya, en territoire de Masisi (Nord-Kivu), n’a pas seulement coûté la vie à Willy Ngoma, porte-parole militaire du M23. Selon des sources concordantes, plusieurs autres cadres figurent parmi les victimes de cette attaque attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
D’après les informations recueillies sur place, la frappe aurait visé une maison d’habitation située dans la ferme de Kasuku, au cœur de cette cité minière stratégique. Le bilan provisoire évoque plusieurs morts, dont des responsables sécuritaires du mouvement.
Outre Willy Ngoma, les personnes suivantes auraient été tuées lors de la même frappe : Éric Kazungu, présenté comme chef d’escorte de Sultani Makenga ; le major Pascal, assistant chargé de la sécurité d’Imani Nzenze ; le colonel Safari, membre du bureau et aide de camp d’Imani Nzenze ; un aide de camp du gouverneur du M23/AFC
Par ailleurs, le frère de Sultani Makenga, originaire du Sud-Kivu, aurait été grièvement blessé à l’abdomen au cours de cette attaque.
De son côté, le M23 a déjà promis un « retour aux fronts » et averti que Kinshasa « assumera les conséquences », laissant craindre une nouvelle phase d’escalade dans l’Est de la République démocratique du Congo.
