Kinshasa, 27 février 2026- La République démocratique du Congo a franchi une étape décisive dans la course à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en officialisant la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale.
Présentée par Kinshasa comme une candidature de renouveau et de rassemblement, cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de redynamiser l’institution francophone. Selon les autorités congolaises, il s’agit de renforcer la solidarité entre les États membres et d’accroître l’influence politique, culturelle et diplomatique de la Francophonie au service des peuples, dans un contexte international en pleine mutation.
Cette annonce intervient alors que l’actuelle Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, en poste depuis 2019, ambitionne un nouveau mandat. La démarche congolaise ouvre ainsi une séquence diplomatique intense au sein de l’organisation, où les équilibres régionaux et les alliances stratégiques pourraient jouer un rôle déterminant.
À Kinshasa, certains observateurs estiment que la candidature de Juliana Amato Lumumba dépasse le simple enjeu électoral.
Elle traduirait une volonté de repositionner la RDC comme acteur majeur de l’espace francophone, fort de son poids démographique et culturel. Le pays, qui compte parmi les plus grandes populations francophones au monde, entend faire entendre sa voix dans les orientations futures de l’OIF.
Pour l’instant, aucune précision officielle n’a été communiquée concernant le calendrier électoral ni sur la liste complète des candidatures en lice.
Toutefois, les consultations diplomatiques devraient s’intensifier dans les prochains mois, à mesure que se rapprochera l’échéance du choix du prochain dirigeant de l’organisation.
En attendant, la candidature congolaise marque un tournant dans ce dossier et pourrait rebattre les cartes au sein de la Francophonie.
Elle place la RDC au cœur des discussions sur l’avenir, la gouvernance et le rôle géopolitique de l’OIF dans un monde confronté à de multiples défis politiques, sécuritaires et culturels.
