Kinshasa, 27 Février 2026- Les tensions diplomatiques autour de la région des Grands Lacs connaissent un nouveau rebondissement. Selon des révélations de la presse américaine, le président rwandais aurait activé ses relais à Washington afin d’éviter d’éventuelles sanctions américaines visant Kigali.
D’après le The Wall Street Journal, le président Paul Kagame aurait récemment contacté le sénateur républicain Lindsey Graham pour solliciter son intervention auprès de la Maison-Blanche. En toile de fond : des sanctions envisagées après l’échec d’un accord de paix négocié sous l’impulsion de l’ancien président Donald Trump.
Selon le journal américain, Lindsey Graham aurait personnellement pris attache avec la Maison-Blanche ainsi qu’avec le vice-président JD Vance afin de plaider la cause du Rwanda. Il aurait soutenu que Kigali demeure un partenaire fiable des États-Unis, notamment en matière de sécurité régionale et d’approvisionnement en minerais critiques.
Il aurait également estimé que l’adoption de sanctions risquerait d’éloigner le Rwanda des efforts diplomatiques en cours et de compromettre les perspectives d’un règlement politique.
Toujours selon le Wall Street Journal, les sanctions auraient été suspendues « indéfiniment » après ces interventions, en dépit des objections exprimées par certains responsables du Département d’État et du Trésor américain. Ces derniers auraient mis en avant les accusations persistantes de soutien du Rwanda au mouvement rebelle M23 actif dans l’Est de la République démocratique du Congo des accusations que Kigali rejette fermement.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, alors que la situation sécuritaire dans l’Est congolais demeure préoccupante et que les relations entre Kinshasa et Kigali restent fragiles.
