Kinshasa, 26 février 2026- Le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole de l’opération « Ngemba », a officiellement repris ses fonctions à Kikwit ce jeudi 26 février, après une période d’absence qui avait suscité de nombreuses réactions dans l’opinion publique.
Son retour intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’ouest de la République démocratique du Congo. Lors de précédentes déclarations, l’officier avait affirmé détenir des éléments de preuve impliquant plusieurs proches du président Félix Tshisekedi dans un présumé soutien à la milice Mobondo, active notamment dans les provinces du Kwilu et du Maï-Ndombe.
Des propos qui avaient rapidement alimenté le débat politique et sécuritaire à l’échelle nationale.
Sans donner davantage de détails publics sur la nature des preuves évoquées, le capitaine Mwalushayi avait soutenu que ces informations seraient transmises aux autorités compétentes pour examen.
Ces accusations, particulièrement sensibles, avaient provoqué des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile.
Sur le terrain, l’opération Ngemba poursuit ses missions de traque des groupes armés responsables d’exactions contre les populations civiles et les forces de sécurité.
La milice Mobondo est accusée de plusieurs attaques meurtrières, de destructions de villages et de déplacements massifs de populations dans la région. Le retour du porte-parole pourrait marquer une nouvelle phase dans la communication autour des opérations militaires en cours.
Reste à savoir si de nouvelles révélations ou clarifications seront apportées dans les prochains jours concernant les accusations précédemment formulées.
