Goma, 28 février 2026- Après plusieurs jours de silence et de rumeurs persistantes, l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a officiellement annoncé la mort de son porte-parole militaire, Willy Ngoma décédé suite aux frappes larguées par des drones attribuées aux FARDC.
La confirmation est intervenue à travers un communiqué signé par son département de communication de ce samedi 28 février 2026, mettant ainsi fin aux spéculations qui circulaient depuis la frappe ayant visé ses positions.
Dans son message, le mouvement rend hommage à celui qu’il présente comme un officier supérieur de son appareil militaire, tombé lors d’une attaque attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L’AFC évoque une « violation du cessez-le-feu » et inscrit ce décès dans un contexte d’escalade des opérations sur le terrain.
Le communiqué accuse directement le régime de Kinshasa d’avoir imposé une « guerre totale » à l’AFC/M23, ciblant délibérément ses positions et les populations civiles à travers des frappes de drones, ce qui aurait entraîné la mort de Willy Ngoma et d’autres compatriotes innocents. Le mouvement promet que ces violations « ne resteront pas sans conséquences » et réaffirme sa détermination à défendre ses forces et les civils.
La reconnaissance officielle de sa mort marque un tournant, alors que jusque-là le mouvement était resté discret sur son sort, alimentant interrogations et incertitudes au sein de l’opinion et dans les zones sous son contrôle.
Selon plusieurs sources locales concordantes, Willy Ngoma aurait été enterré vendredi à Masisi, près de Rubaya, lors d’une inhumation discrète, sans cérémonie publique et en l’absence de sa famille.
