Kinshasa, 5 mars 2026-La participation de la République démocratique du Congo à la convention de la Prospectors & Developers Association of Canada (organisation, mining association, Toronto, Canada) a confirmé la volonté du gouvernement de repositionner le pays au cœur de l’industrie minière mondiale. Conduite par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba (politician, ministre des mines RDC), la délégation congolaise a porté un discours axé sur la transformation locale des minerais, la gouvernance et la création de chaînes de valeur industrielles.
Cette stratégie vise à dépasser le modèle extractif pour bâtir une économie minière capable de générer de la valeur ajoutée et des emplois.
L’intervention du ministre a souligné que la richesse du sous-sol congolais ne doit plus être seulement exportée, mais transformée.
Cette approche s’inscrit dans la vision du gouvernement portée par le président Félix Tshisekedi (politician, president RDC) et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka (politician, premiere ministre RDC). L’objectif est de faire de la République démocratique du Congo un acteur industriel majeur dans la production et la transformation des minerais stratégiques, indispensables à la transition énergétique mondiale.
Les performances du secteur minier congolais demeurent importantes, avec une production de cuivre dépassant trois millions de tonnes et un cobalt dont la valeur a fortement progressé sur les marchés internationaux. Le cobalt, minerai clé pour les batteries et les technologies vertes, est au cœur de la demande mondiale.

Toutefois, la dépendance aux exportations de matières premières reste un défi structurel. Le gouvernement souhaite donc renforcer la transformation locale afin d’accroître les retombées économiques et de réduire la vulnérabilité aux fluctuations des prix internationaux.
Parmi les projets présentés à Toronto figurent le lancement de la production de lithium dans la province du Tanganyika et la construction d’une raffinerie d’or. Ces initiatives visent à diversifier le secteur minier et à attirer des investissements.
Des groupes miniers internationaux tels que Glencore (company, multinational mining group), CMOC Group (company, mining group) et Ivanhoe Mines (company, mining company) ont exprimé un intérêt pour les opportunités offertes par le pays. Leur engagement potentiel pourrait accélérer le développement de projets d’exploration et de transformation.
Un projet structurant a également été mis en avant : le corridor stratégique des Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR). Doté d’un investissement estimé à 29 milliards de dollars, ce projet ambitionne de relier différentes zones minières à des infrastructures logistiques modernes. Il pourrait constituer un pilier de l’industrialisation et améliorer la compétitivité du secteur.
La RDC a aussi mis l’accent sur les réformes en cours pour renforcer la transparence et la gouvernance. La digitalisation de l’administration minière, la traçabilité des minerais et la création de zones économiques spéciales sont des mesures destinées à attirer des investissements responsables. Ces zones permettront d’implanter des industries de transformation et de créer des emplois qualifiés.
Au-delà des aspects économiques, la mission congolaise a mis en lumière le potentiel scientifique du pays. Des chercheurs de l’Université de Kinshasa (organization, university in Kinshasa, DRC), membres de l’équipe Bana Kongo, ont été distingués lors de la compétition NGEA 2026.
Leur performance illustre la capacité des scientifiques congolais à contribuer à l’exploration géologique et à l’innovation. Le gouvernement a promis un soutien accru pour renforcer la formation et la recherche dans ce domaine.
Cette participation au PDAC 2026 marque une étape importante.

La République démocratique du Congo cherche à se positionner non seulement comme un producteur de minerais, mais comme un acteur industriel et technologique. L’enjeu est de transformer les ressources naturelles en moteur de développement durable et de souveraineté économique.
La restructuration du secteur minier constitue donc un défi stratégique.
Elle implique une gouvernance renforcée, des investissements dans la transformation locale et une intégration plus forte dans les chaînes de valeur mondiales. Si ces objectifs sont atteints, la République démocratique du Congo pourrait consolider son statut de puissance minière tout en améliorant les conditions de vie de sa population.
