Kinshasa, 6 mars 2026-Le député national Joseph Nkoy a adressé une question orale avec débat au ministre de la Justice au sujet des conditions de travail des magistrats ainsi que les conditions de détention des prévenus et inculpés.
Cette initiative vise à interroger sur la politique actuelle du ministère, notamment la décision d’interdire les transferts de détenus vers la prison centrale de Kinshasa, en raison du surpeuplement et du risque de propagation du choléra.
L’élu estime que cette mesure ne résout pas le problème de fond, car aucune action concrète n’a été prise pour désengorger les lieux de détention dits « amigos », où les détenus vivent dans des conditions précaires, sans accès à des soins primaires ni à des installations hygiéniques adéquates.
Selon le sens de sa question orale, la lutte contre les maladies en milieu carcéral ne peut se limiter à restreindre les transferts, mais doit s’accompagner d’une amélioration des infrastructures et des conditions de vie des prisonniers. Il plaide pour une approche globale permettant à la fois de préserver la santé publique et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes détenues.
La situation de la prison centrale de Kinshasa, souvent confrontée à la surpopulation, reste un défi majeur pour le système pénitentiaire, et le débat soulevé par le député appelle à des réformes structurelles afin d’assurer une détention conforme aux normes internationales.
Rappelons que l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba avait, durant son mandat, exercé une forte pression sur les magistrats en les accusant d’être responsables du surpeuplement des prisons.
Il avait estimé que certaines décisions judiciaires contribuaient à l’engorgement des établissements pénitentiaires, suscitant ainsi un vif débat sur l’indépendance de la justice. Cette position avait fini par provoquer des tensions avec le Conseil supérieur de la magistrature.
