Kinshasa, 9 mars 2026- La pétition visant le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo lancée depuis quelques jours, prend déjà de l’ampleur.
Selon plusieurs sources parlementaires, plus de trente sénateurs auraient déjà apposé leurs signatures au document initié contre l’élu du Sud-Kivu.
À l’origine de cette démarche figure le sénateur Dany Kabongo , qui accuse son collègue d’avoir tenu des propos jugés inappropriés au regard de ses fonctions.
Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de la motion de défiance annoncée il y a quelques jours contre Modeste Bahati Lukwebo.
La procédure a été déclenchée après sa sortie médiatique dans laquelle il s’était opposé à l’idée de réviser ou de changer la Constitution, un projet soutenu par certains membres de la majorité réunie au sein de l’Union sacrée de la nation.
Lors de la conférence de presse, Bahati Lukwebo avait affirmé que la Constitution actuelle n’était pas en soi un obstacle au développement du pays. Selon lui, les difficultés rencontrées par la République démocratique du Congo relèvent davantage du comportement des dirigeants que du contenu du texte fondamental.
Depuis ces déclarations, le débat s’est intensifié au sein de la classe politique, certains responsables soutenant la nécessité d’une réforme constitutionnelle tandis que d’autres appellent à préserver l’équilibre institutionnel. Au Sénat, la pétition en cours pourrait ainsi ouvrir la voie à une procédure parlementaire visant le deuxième vice-président de la chambre haute.
