Kinshasa, 10 mars 2026- Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a finalement fait marche en arrière après la polémique suscitée par ses déclarations sur la Constitution. Dans un message partagé sur le forum WhatsApp du Sénat de la République démocratique du Congo, il a présenté ses excuses tout en réaffirmant son attachement au chef de l’État, nous font savoir des sources dignes de foi.
« Je présente mes excuses et réaffirme ma loyauté au Chef de l’État, Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, ainsi que mon engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation », a écrit le président du regroupement politique AFDC-A.
Cette réaction intervient quelques jours après la vive controverse déclenchée par sa conférence de presse au cours de laquelle il s’était opposé à l’idée de réviser ou de changer la Constitution.
À cette occasion, Bahati Lukwebo avait estimé que le texte fondamental n’était pas en soi un obstacle au développement de la République démocratique du Congo, affirmant que les difficultés du pays relèvent davantage de la manière dont les dirigeants appliquent les lois.
Ces propos avaient suscité des critiques au sein de la majorité présidentielle et particulièrement dans les rangs de l’Union sacrée de la nation.
Dans la foulée, le sénateur Dany Kabongo Bondanya avait initié une motion de défiance contre le deuxième vice-président du Sénat, estimant que sa prise de position constituait un manque de respect envers l’autorité morale de la plateforme politique.
Une pétition visant Bahati Lukwebo avait depuis circulé au Sénat et aurait déjà recueilli plus de trente signatures, ouvrant la voie à une éventuelle procédure parlementaire contre l’élu du Sud-Kivu.
Avec ses excuses publiques et sa déclaration de loyauté envers le président Félix Tshisekedi, Modeste Bahati Lukwebo semble ainsi vouloir apaiser les tensions politiques provoquées par cette affaire, alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle continue d’animer la scène politique congolaise.
