Kinshasa, 10 mars 2026- La pression ne retombe pas autour du deuxième vice-président du Sénat. Malgré les excuses publiques présentées par Modeste Bahati Lukwebo, la procédure engagée contre lui au Sénat se poursuit.
À l’origine de la pétition, le sénateur Dany Kabongo Bondanya a clairement indiqué que la démarche ne sera pas interrompue. Réagissant aux excuses formulées par Bahati Lukwebo, il a affirmé que la procédure suit désormais son cours.
« La pétition ne s’arrêtera pas (…) le texte a déjà recueilli plus de 47 signatures et il n’est plus question de faire marche arrière », a-t-il déclaré.
Cette position intervient alors que Bahati Lukwebo avait récemment tenté d’apaiser les tensions en présentant ses excuses et en réaffirmant sa loyauté envers le président Félix Tshisekedi, ainsi que son engagement au sein de l’Union sacrée de la nation.
La pétition initiée contre l’élu du Sud-Kivu fait suite à la polémique provoquée par ses déclarations sur la révision de la Constitution.
Lors d’une conférence de presse, Bahati Lukwebo avait estimé que le texte constitutionnel n’était pas en lui-même un obstacle au développement du pays, soutenant que les difficultés de la République démocratique du Congo tiennent davantage à la manière dont les dirigeants appliquent les lois.
Ces propos avaient suscité de vives réactions dans la classe politique et au sein de la majorité, conduisant certains sénateurs à initier une procédure parlementaire contre le deuxième vice-président de la chambre haute. Avec déjà plus de quarante signatures recueillies, la pétition pourrait ainsi ouvrir la voie à une étape formelle au Sénat dans les prochains jours.
