Kinshasa, 12 mars 2026- Le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris acte des explosions survenues à l’aube de ce mercredi 11 mars 2026 dans la ville de Goma, dans l’est du pays, qui ont entraîné des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels.
Dans un communiqué rendu public à Kinshasa par le ministère de la Communication et Médias, les autorités congolaises expriment leur profonde tristesse face aux pertes humaines enregistrées lors de ces incidents.
Le gouvernement confirme notamment le décès de Madame Karine Buisset, ressortissante française et employée de l’UNICEF en République démocratique du Congo. Il adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, au gouvernement de la République française ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire.
Dans son message, l’exécutif congolais a également salué l’engagement des acteurs humanitaires qui poursuivent leurs missions d’assistance auprès des populations civiles malgré un contexte sécuritaire particulièrement difficile dans l’est du pays.
Selon le communiqué, ces humanitaires contribuent non seulement à soulager les souffrances des communautés affectées par le conflit, mais aussi à documenter les violences et à soutenir la quête de justice pour les victimes.
Le gouvernement souligne par ailleurs que les autorités compétentes suivent la situation avec la plus grande attention. Les circonstances exactes des incidents survenus dans des zones sous occupation ainsi que l’origine des explosions signalées font actuellement l’objet d’enquêtes menées par les services habilités afin d’établir clairement les faits.
Kinshasa réaffirme également son attachement au respect du droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des populations civiles et du personnel humanitaire opérant sur l’ensemble du territoire national, y compris dans les zones sous occupation.
Dans ce contexte, le gouvernement estime que la protection durable des civils passe notamment par le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs du mouvement AFC/M23 des zones du territoire congolais qu’ils occupent illégalement.
Les autorités congolaises réitèrent enfin leur engagement à travailler avec les Nations unies et l’ensemble de leurs partenaires afin d’établir la vérité sur ces incidents et de renforcer la protection des populations civiles dans l’est de la République démocratique du Congo.
