Kinshasa, 15 mars 2026- Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a annoncé, samedi 14 mars, la mort de l’un de ses militants, Thierry Muhongya, qu’il accuse d’avoir été torturé puis tué par des éléments de la coalition rebelle Mouvement du 23 mars (M23) appuyés, selon lui, par l’armée rwandaise (RDF), dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué rendu public à Beni, la LUCHA RDC-Afrique affirme que son camarade de lutte a succombé à des sévices graves après son arrestation présumée par des éléments du M23/RDF. Le mouvement décrit Thierry Muhongya comme un militant engagé et un « défenseur infatigable des droits humains ».
Selon l’organisation citoyenne, « son seul crime est d’avoir aimé son pays et refusé de plier devant l’oppression étrangère ». La LUCHA dénonce ce qu’elle qualifie d’« énième crime de guerre visant à réduire au silence les voix de la résistance citoyenne » dans les zones affectées par le conflit.
Face à cette situation, le mouvement exige des autorités de la République démocratique du Congo des mesures urgentes pour garantir la protection des activistes et défenseurs des droits humains vivant dans les territoires sous contrôle rebelle. « Être activiste ne doit plus être un arrêt de mort en RDC », affirme l’organisation.
La LUCHA réclame également « le retrait immédiat et sans condition des troupes de l’armée rwandaise », qu’elle accuse d’opérer aux côtés du M23 dans l’est du pays, une accusation régulièrement portée par Kinshasa mais rejetée par Rwanda.
Dans son message, le mouvement appelle enfin la jeunesse congolaise à poursuivre la mobilisation citoyenne malgré les menaces sécuritaires. « La peur doit changer de camp », conclut la LUCHA.

